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La yole de Martinique

Cette exposition photo de yole est le résultat d’un travail de passionnés de la yole de Martinique s’étalant sur plus de 10 ans. Elle se présente sous la forme de 7 photos représentant les critères de la candidature de la yole de Martinique à l’UNESCO.

Les photos de l’exposition sont inspirées des personnes du monde de la yole martiniquaise et des attitudes qu’ils adoptent dans la pratique de la yole martiniquaise. Ces photos représentent les gestes contrôlés, les réactions réfléchis et toutes autres actions visibles d’une pratique consciente d’individus que l’on côtoie dans le monde de la yole. Ces photos reflètent des gestes avec un fondement logique qui est la meilleure preuve de l’existence d’un patrimoine vivant et l’importance de cet élément patrimonial de la Martinique.

Le langage corporel du yoleur transmet de nombreux messages, sur la volonté, la certitude ou nos frustrations.

Si la yole en elle-même est un objet, elle relève du Patrimoine Culturel Immatériel. D’abord, parce qu’elle s’articule, depuis toujours, sur des traditions et des connaissances transmises de génération en génération. Les savoir-faire de construction et de navigation de la yole de Martinique sont en effet toujours transmis à l’oral, de charpentier de marine à apprenti, de maitre-yoleur à futur navigateur…

Sauvegarder ce patrimoine, c’est pérenniser le passé dans le futur et faire perdurer ces relations humaines intergénérationnelles traditionnelles, source de dialogue et de cohésion sociale.

La reconnaissance de l’UNESCO permettrait de sceller la  sauvegarde de la yole, de favoriser sa pratique et d’ouvrir des perspectives en matière de développement économique.

Mais ce n’est pas tout. Sauvegarder  la yole de Martinique, c’est aussi favoriser la diversité culturelle dans le monde entier.

Édouard TINAUGUS

Chef de projet du COPIL

de la yole de Martinique à l’UNESCO

– La « Monture » (1) est la pièce maîtresse qui se pose la première. Elle reçoit sur la partie supérieure de l’avant vers l’arrière :

– l’Etrave (2) : est une pièce de bois taillée en forme de « L », sa base est fixée sur le dessus de la monture.

– les ‘’ Foucas’’ (3) : sont en forme de « V » et reposent également sur la monture. Obtenus à partir d’une seule pièce de bois, ils doivent avoir une épaisseur suffisante afin de recevoir et de maintenir les pieds de mât : pour cela, les Foucas comportent une cavité à leur base. Ils reçoivent également, dans leur partiesupérieure, les Tôtes de mât. Pour les grandes Yoles, on retrouve, en principe, deux foucas. Mais ils peuvent être remplacés par des sabots dont la fonction est de recevoir et maintenir le pied de mât, dans ce cas la tôte de mât est maintenue par des guirlandes. Juste après les foucas, de l’avant vers l’arrière, sont montés les Membres ou courbes. Parmi ces Membres, on en trouve un appelé « Guirlande », membre d’une seule pièce en bois massif.

– les Guirlandes (5) : servent à consolider et renforcer les bordés aux abords des foucas.

– les Membres (4)
Dans la chronologie de la construction, le Membre du milieu est posé juste après l’Etrave et le Tableau arrière et sert de Gabarit central. Les membres ou courbes peuvent se présenter en une seule pièce (guirlande) ou être montés en deux ou trois pièces.
Fixés sur la partie supérieure de la Monture, les Membres reçoivent les bordés et les planches.

– le Tableau arrière (6) ou Etambot, fixé également sur la partie supérieure de la Monture est complètement à l’extrémité arrière. Le Tableau arrière est obtenu à partir de bois massif et se présente en une seule pièce. Le Tableau arrière peut être renforcé à sa base par une pièce en forme de « L ». Cette pièce se présente comme une équerre et renforce la jonction entre le tableau arrière et la monture. Le Tableau arrière peut être consolidé dans sa partie supérieure et dans sa liaison avec les bordés par une pièce de bois. La Monture, l’Etrave, les Foucas, les Membres, le Tableau arrière ainsi que les renforts de celui-ci doivent être impérativement en bois massif. Sur l’Ossature ainsi assemblée, les planches sont fixées. Celles ci sont posées sur la partie extérieure des membres de façon horizontale, parallèle à la monture et de l’étrave à l’étambot. La planche posée sur la partie supérieure des membres s’appelle Bordé.Les planches utilisées (poirier, cèdre) doivent être de bois massif et d’une seule épaisseur entre 15 et 20 cm. En principe, d’un seul tenant, les planches peuvent toutefois présenter des greffes afin d’obtenir les longueurs souhaitées les planches sont ajustées bord à bord. Au niveau des membres du milieu, est monté également un sabot. A l’image des sabots de l’avant, cette pièce est destinée à recevoir le pied de mât de la
grande voile.

A l’intérieur de la coque, de la tôte des mâts (partie avant de la yole) jusqu’à l’étambot sont montées deux rangées de lisses. Les lisses inférieures servent de point de cordage aux « Bois dressés ». Listons et lisses doivent être en bois massif. Les Tôtes de mât : pièces de bois épaisses qui viennent se placer au-dessus des foucas et des sabots et comportent un orifice destiné à recevoir le mât. Les tôtes sont conçues en une seule pièce de bois massif ou par assemblage de deux tranches de bois massif collées. Des renforts peuvent être fixés en travers de l’embarcation et relier ainsi la partie supérieure des membres. Ces renforts doivent être en bois massif.
A l’arrière et à l’extérieur de la coque, à tribord et à bâbord, sont montés les engrenages. Ils servent à caler la pagaie afin de gouverner et de manœuvrer l’embarcation. Ils évitent à la pagaie de glisser contre le bord. Ces pièces sont en bois massif. Sous la monture, est fixée une pièce rectiligne dénommée Semelle. Elle sert de protection lors des échouages et permet de diminuer la dérive et d’améliorer le cap de l’embarcation lors de la navigation. La semelle doit être en bois massif toute excroissance rappelant une quille est interdite. Sous la semelle et contre le tableau arrière, pour les grandes Yoles et lors des courses à 2 voiles, est fixée une pièce escamotable appelée « Fausse quille ». Cette pièce doit être obtenue à partir de bois massif. Contre l’étrave, à l’avant, est fixée une pièce très effilée appelée « Taille mer ». Celle-ci permet une meilleure pénétration dans l’eau. Cette pièce doit également être en bois massif. Avec un jaugeage supérieur à une tonne et un poids avoisinant les 800 kg, un renforcement de la structure dans toutes ses parties s’imposait. Ainsi entre 1979 et 1985, la longueur ne dépassera pas les 8,50 m à 9 m. 

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